Les bruits de pas frénétiques résonnaient
Sur les pavés de ce labyrinthe de pierre
Précédés par le rire hystérique
Qui avait brisé le silence de cette froide nuit
Plongeant les Méandres
Sous le joug de la terreur
Le tas de chair prenait la forme
D'une créature immonde
À mesure que la Conteuse traçait les mots
Scellant l'histoire de sa victime
Un orifice vomissant des tripes noires d'ébène
Déchirait son corps flasque de part en part
Dessinant un sourire grimaçant
Sur son abdomen exsangue
Lèvres scellées
La Conteuse écorche
Les pages de son miteux ouvrage
Damnée Asservie
Elle ne peut s'empêcher
De narrer ses funestes desseins
Enivrée sa raison évincée
Par l'extatique violence
Ses pulsions jusque là réprimées
Dissipèrent toute culpabilité
Engeance de mes psaumes
Je t'ai faite à mon image
Obéis moi
Ma funeste chimère
Propage la peur
Qu'ils colportent la rumeur
Personne n'ignorera mon œuvre
Ainsi prit forme la légende
De la Conteuse des Méandres
Lèvres scellées
La Conteuse écorche
Les pages de son miteux ouvrage
Damnée Asservie
Elle ne peut s'empêcher
De narrer ses funestes desseins
Les murs imprégnés du sang des défunts
Susurrent son nom véritable
Quelques syllabes perdues
Pour mettre fin à cette lugubre fable