Elige una pista para reproducir

Et le monde tombe avec eux
Comme un aveu devant Dieu
Dans le jour qui décline
A force de fouiller dans les ruines
Les anges ont les cils gris et les ongles noirs
La folie leur a pris les yeux pour y voir
Et leurs lèvres closes n'ont plus ni mot ni mémoire
Ils trainent échoués, leurs habits troués
En ces lieux refoulés où l'enfer
Et la terre
Partagent la même boue et le même soleil vert
Les anges brûlent de faim et de froid
Et l'oreille collée au-dessus gravats
Il leur semble reconnaître des voix
La femme, l'enfant, la foi
Le matin des rues, le ciel d'autrefois
L'étrange joie des jours difficiles vaincus
Qui valait que la vie soit vécue
Les yeux des anges restent ouverts devant l'échafaud
Ensorcelés par l'éclat pur du nouvel assaut
Et le monde tombe avec eux
Et le monde tombe avec eux
Avec eux
L'emploi du présent, une fois chevet de l'apocalypse
Rend chaque minute de cafard pendu à mes tripes
A mes heures de pannes
A c'qu'on m'a mis dans l'crâne
Plus insoutenable encore
Qu'est-ce que j'ai y perdre?
A part brasser de la merde
Du temps?
Vu c'que j'en fais
Comme un bon exécutant
Qui attend sa fiche de paie
Dans cet asile de fou pour les saints d'esprits
C'qui sera détruit sera remplacé
Par le peu qui reste
Entre faillite et rachat de dette
Il suffit juste de naître, un peu chacal, un peu vautour
Un peu chien de ces morts
J'n'y vois aucun complot, juste le projet de la bête
On crèvera tous de trop
A part le cercueil, je ne connais pas une autre retraite
Putain c'est noir comme mes carreaux où se cachent mon regard parano
J'ai des fantômes qui me hantent qui tentent de scier leurs barreaux
J'ai le cul sur de la nitro ce que je deviens ce que je suis
Mais est-ce que je suis le cortège où est-ce le cortège qui me suit
Fin de cycle fin de saison dans mes visions c'est la mise en bière
Pourvu qu'il y ait un enfer où brûle le jour d'hier
Dans ce climat austère où tout écho se perd
Et avec lui tout espoir de transcender son désespoir
Sans verser dans le sentimental
Comment ne pas craindre pour sa santé mentale
J'ai la nuit pour me plaindre j'ai le jour pour attendre
Serait-ce le son des trompettes qui se fait déjà entendre
Pour peu que je me répète peu importe de faire partie du premier fléau
Pire signe des temps que sont la détresse et le chao
Les dépressifs et les mordus les agressifs et les tordus
Les nerfs à vif et sous torture, moi j'ai la raison qui s'est perdue