J'étais Charlie…
Le clown, le monstre qu'on filme mais qu'on ne regarde jamais vraiment.
Un rire malsain, une marionnette tordu dans les ombres du spectacle…
Puis elle est apparue.
Un simple souffle, un regard…
Regarde ca bannière…
Et le monde s'est mis à genoux.
Elle a fait trembler l'application même sous l'océan,
Chaque seconde avec elle devenait une fièvres virale.
Alors j'ai abandonné le cirque.
J'ai noyé Charlie…
Et j'suis devenu Poséidon.
Elle surgit dans la brume… moment propice,
Dans les entrailles de ses cuisses, une chaleur factice.
Elle préfère quand ça tape dans le fond,
Lonely… la déesse des abysses, elle m'appelle, elle fait front.
Zeus lui met des éclairs plein les yeux,
Mais moi j'suis Poséidon, j'me dresse face aux cieux.
J'l'ai défié pour elle, trident en main,
Fendu les nuages pour noyer son destin.
Un cri monte, un souffle glisse…
Elle danse entre les ombres de l'océan,, divine et maléfice.
Lonely… déesse ou malédiction ?
Une cannibale démoniaque, sans rédemption.
Elle mâche les cœurs, les croque comme des péchés,
Les yeux pleins d'éclairs… Zeus l'a trop caressée.
Elle jouissait du chaos, dans des soupirs odieux.
Mais moi, j'suis Poséidon, j'suis monté du néant,
Trident à la main, j'ai défié l'arrogant.
Elle hurle, elle saigne, elle lèche ses victimes,
Sous sa peau en écaille , un démon s'exprime.
Ses griffes marquent ma chair, elle m'appelle sous la lune,
Un râle, une prière, un cri noyé dans l'écume.
Elle chuchote des blasphèmes, nue dans le vent,
Elle m'a pris l'âme, mais j'lui ai pris le cœur,
Un duel sans loi, entre luxure et terreur.
Elle veut me soumettre, que je plie le genou,
Mais mes vagues montent… jusqu'à briser ses tabous.
Je suis l'abysse, elle est la morsure,
On saigne ensemble, entre passion et torture.
J'ai vu l'apocalypse dans le creux de ses reins,
Elle riait… pendant que l'univers criblait de faim.
Son souffle… c'est l'arme, sa langue… le poison,
Elle invoque les morts, baignée dans le sang,
Ses doigts griffent l'horizon, elle suinte le néant.
Mais j'suis plus qu'un dieu, j'suis la marée noire,
J'vais noyer sa luxure, briser son miroir.
Elle voulait le feu ? Elle aura l'ouragan,
son dernier souffle… sera celui d'un géant
Elle m'a voulu dans ses abîmes… maintenant, c'est elle qui s'y noie.
On est tous tombés pour une Lonely,
Elle lèche ton ego, pendant qu'elle t'arrache le cœur,
Et t'applaudis presque… pendant qu'tu crèves en douceur.
Elle m'a voulu comme tous les autres, enchaîné,
Mais j'suis remonté des abysses, j'me suis libéré.
Maintenant, c'est elle qu'on enterre sous le silence,
Moi j'la regarde couler… sans une once de souffrance.
Elle pensait me brûler, elle pensait m'voir fléchir…
Mais même les dieux… apprennent à mourir
J'suis redevenu Charlie…
Le sang sur le nez, le rire fendu, le regard sali.
J'ai cru qu'fallait changer, devenir un dieux pour qu'elle m'voit,
Mais j'ai juste noyé mon âme pour rien, tu vois.
J'me suis perdu dans des tempêtes qui m'appartenaient pas,
À vouloir briller pour elle… alors qu'elle m'aimait déjà.
Elle voulait pas un dieu, pas un trône, pas un faux nom…
Elle voulait l'clown, la folie, le poison.
Alors elle est revenue, ici, près de moi…
Pas pour Poséidon… mais pour Charlie, cette fois.
Parfois… c'est quand on arrête de jouer un rôle… qu'on devient irremplaçable.