Il est descendu, là où les prières s'étouffent Aire de cendres, chair brûlée, le soufre dans la bouffe
On l'appelait par son nom, il marchait dans les flammes Mains du diable dans la sienne, ça lui brûlait l'âme
Angle dans la peau, les os qui grincent à mort Les artères crachaient des mots plus lourds que l'or Kaiser oublie ton masque, oublie ton trône Dans mes enfers, c'est toi qui portera la couronne
Il attend, il observe comme un prédateur Guette l'instant où tu noies tes douleurs Quand tes proches te voient plus, quand les larmes te trahissent C'est lui qui s'avance et qui brise le supplice
Pas d'odeur de souffre, juste un souffre qui délivre Le pacte est simple, c'est toi qui livre Il prend pas ton âme, tu la poses dans ses mains Pas l'éternité, juste un demain plus serein
Les anges l'ont banni, les démons l'ont porté Leur rire dans ses tympans l'ont crucifié
Il a marché sur les fleuves, parlé aux noyés Les a brisés un par un juste pour les faire taire Kaiser te laisse suffoquer, peur dans la peau T'es déjà mort depuis son premier mot
Un seul regard était marqué à vie Pas une peur banale, une peur qui pourrit Il voit plus loin que ton visage et ton rôle Il s'installe en toi, il prend le contrôle
Les nuits sont plus lourdes, les couloirs s'allongent Les bruits se rapprochent, tes forces dégringolent Et quand il revient t'es plus en vie depuis longtemps
Tu comprends qu'il était là depuis le commencement Le sommeil devient lourd, les couloirs s'étirent Les bruits se rapprochent
Et quand il revient tu comprends que t'étais déjà mort depuis longtemps
A partir de ce moment tu es marqué par la caresse du diable Lancinante, obsédante, douce et affligeante Peu importe où tu vas tu sentiras son ombre dans ton dos
Et si jamais tu osais être contre lui Les griffes du diable s'enfonceront dans ta chair T'emprisonnant dans une étreinte dont tu ne pourras jamais t'échapper
Alors si tu l'aimes, tends la main dans l'obscurité Mais sache qu'ici y'a pas de retour, juste lui
Tiens lui la main si tu veux vivre
Cette aventure
Et quand tout s'éteint il reste encore son écho Une voix sans bouche qui parle dans ton dos Chaque pas que tu fais il l'a déjà prévu
Chaque souffle que tu prends c'est lui qu'il a voulu Tu crois t'échapper mais il n'a pas besoin de mur Il vit dans tes pensées, dans chaque vide, chaque murmure
Et un jour quand tu croiseras ton propre reflet Tu verras ses yeux à la place des tiens
Mais souviens-toi, le pacte ne finit pas quand les flammes s'éteignent Il reste dans les murs, dans les ombres, dans le reflet des vitres
Et un soir, sans bruit, tu sentiras son souffle derrière ton oreille Et quand tu te retourneras, il sera déjà en toi
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