(Le temps passe trop vite et j'm'emmerde quand même
Ca doit être un signe nan?
J'm'emballe trop vite, toujours les mêmes emmerdes
Ca devient fatiguant)
Le temps passe trop vite et j'm'emmerde quand même
C'est comme ça, j'cogite, j'suis qu'un grand singe sans rêve
Les saisons s'enchaînent, seul comme un gland sans chêne
J'm'enterre, j'végète, j'attends l'prochain dégel
Enfermés depuis tant d'temps, on perd le compte des jours
Donc en finir devient tentant, encore un piège qu'on déjoue
Donc j'chante pour faire danser toutes ces pensées dans nos crânes
Car j'sens qu'elles ont besoin d'se dépenser ou nous crament
Et c'est sans doute pour ça que tu bouges la tête
Que mes démons sont plus sages au bout d'chaque texte
Seul le silence est d'or donc j'suis fauché comme les blés
Mais j'dois mettre tout ça dehors si j'veux reboucher mes plaies
La température monte mais j'suis toujours premier degré
Dans ma vie l'espérance n'a jamais pris un pète de graisse
C'est dans un champ tapissé d'mines qu'on m'a dit d'foncer
Pourtant j'rêve d'un happy ending comme comédie française
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville
C'est que l'début du jeu, j'en ai déjà assez
T'as d'l'essence et du feu? J'peux t'en débarrasser
Appelle-moi torche humaine, la troisième tour jumelle
Mental'ment j'suis maigre et j'm'apprête à casser
T'as déjà fait ce rêve étrange où t'es à poil dans la rue?
Bah c'est c'que j'ressens dans la rime sauf que j'suis pas endormi
Et tous les jours ma te-tê tremble pour que j'en trouve encore une
Bientôt plus qu'un grand vide, esprit mort dans corps en vie
L'amour j'en meurs d'envie mais personne n'aime les fantômes
Donc j'prends ma plume et j'enfile mon costume d'éléphanteau
J'croyais aux contes et légendes et à la Petite Souris
Mais j'me suis trop cassé les dents, pardon de pas te sourire
Depuis le temps que j'veux percer tout c'que j'ai percé c'est mes poches
Et quand je pioche dans l'temps passé trop peu sert à r'mercier mes proches
Sur un trottoir bouche ouverte j'aurais moins mal qu'en les décevant
Pour ça qu'tous les hivers j'dois tenir jusqu'à l'été suivant
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville
J'connais par cœur la solitude des sommets
Et j'ai trouvé pour seule issue les sonnets
J'écris et je tourne en rond, mes tourments vont s'étirer
Jusqu'à c'que je les ai solutionnés
Ça m'rend malade comme un iench et j'ai pas l'sérum
Qu'est-ce que mon futur moi pourra dire à ses mômes?
J'aim'rais juste pouvoir repartir à zéro
J'ai moins appris à l'école que sur Azeroth
Passé moins d'temps avec les vrais qu'avec mes amis machines
A part emprisonner les gens j'vois pas c'qu'y'a d'si magique
La vie s'ra pas plus douce si je m'l'imagine
Mais j'fais toujours illusion comme un mime agile
J'me bats contre mes alliés comme maître d'arme
Eux rêvent d'être unique moi je rêve d'être aux normes
Mais j'ai pas un cœur dans l'coffre j'ai un métronome
Est-ce qu'y'a une formule magique pour tout r'mettre en ordre?
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville
Naïf comme Othello j'navigue dans la marge, au bord
Même si la route est longue, au moins les paysages sont beaux
T'façons au bout y'a qu'le vide, pourquoi s'presser dans la file
Moi perdu dans la vie comme indien dans la ville